« Ils croient en la régulation, nous au progrès. »
L’idée d’une « régulation » totale, telle que portée par Fidel Castro en 1959, séduit initialement par sa promesse d’éradiquer définitivement la misère et l’injustice. Ce modèle attire l’attention, car il mobilise des valeurs profondément positives : l’égalité salariale, la fin de l’exploitation, ainsi que l’accès universel à la santé et à l’éducation.
En proposant un État social providentiel, il offre une vision rassurante où la collectivité prime sur l’incertitude individuelle, ce qui semble convaincant de prime abord pour ceux qui aspirent à une sécurité matérielle garantie par l’État. La régulation vise ainsi à apaiser les peurs liées au chômage, à la pauvreté et à l’incertitude face à l’avenir. Elle se veut l’assurance d’un idéal protecteur.
Cependant, la mise en pratique de cette idée révèle des failles majeures. Sous couvert de régulation, Castro a instauré un État socialiste à parti unique qui a supprimé toute forme d’opposition pour imposer une pensée unique.
Cette dérive ne s’arrête pas à la sphère politique : elle pénètre la vie privée des citoyens, où la liberté d’expression est sacrifiée au profit du contrôle étatique. La vigilance de l’État s’étend aux médias, aux associations et même aux cercles familiaux ; elle limite le droit de critiquer ou de s’écarter des normes imposées. En voulant réguler la façon de penser, le système finit par nier l’essence même de l’individu, transformant la protection promise en une surveillance constante et une intrusion dans l’intimité de chacun. L’idéal de sécurité et d’égalité se transforme alors en un mécanisme de domination omniprésent où la peur de déplaire à l’État remplace progressivement la liberté personnelle.
Sur le plan économique, la volonté de tout contrôler pour tout répartir conduit inévitablement à ne redistribuer que la pénurie. L’exemple historique de Cuba démontre que lorsque l’État remplace le marché, les mécanismes d’innovation se grippent et la production s’effondre. Par manque de flexibilité et d’innovation, les fermes et les usines, dirigées par l’État, ne parviennent pas à répondre aux besoins de la population, ce qui provoque des difficultés d’approvisionnement et rend le pays dépendant des importations.
Ce qui paraissait séduisant — la gratuité et l’ordre — se traduit concrètement par une dépendance économique accrue. La régulation devient alors un frein au développement, prouvant que l’absence de liberté économique mène à une stagnation durable plutôt qu’au bien-être initialement promis.
Face à ces échecs, la FEL affirme qu’une alternative est possible. Là où certains croient en la régulation, nous croyons au progrès. Nous sommes convaincus que le développement et l’innovation peuvent faire évoluer la société, renforcer les droits et libertés des citoyens et améliorer leur quotidien. Un Cuba libéral, à l’image de la transition réussie de la Pologne après la chute du communisme, permettrait une modernisation rapide du pays, une hausse du pouvoir d’achat et un embellissement des villes grâce à l’initiative privée. Même la Chine, pilier historique du communisme, a dû glisser vers une économie libérale pour assurer sa croissance.
Notre vision est pragmatique : le progrès est un moteur de réussite et c’est en combinant liberté économique, initiative individuelle et participation citoyenne que nous bâtirons une société démocratique réellement prospère et durable.



