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novembre 24, 2025

Campagne Liberté #3

« Ils croient en la dépendance, nous en la liberté. »

À première vue, la dépendance peut apparaitre comme un cadre rassurant, puisqu’elle semble éliminer l’incertitude. Le concept selon lequel un État, ayant à la fois le contrôle et les solutions, veille sur sa population de la naissance à la mort génère un sentiment de sûreté. Dans un monde de plus en plus complexe, cette promesse de simplicité devient plus séduisante : les risques associés aux choix individuels disparaissent, tout comme la responsabilité personnelle. La charge mentale de gérer sa propre vie s’allège, voire s’efface.
Cette logique comporte également un aspect déculpabilisant : on diabolise certains discours pour mieux valoriser l’idée que l’État pourrait réparer toutes les injustices, comme s’il détenait la réponse à tous les maux. « L’État s’occupe de tout. » L’ensemble repose sur une notion moralement attractive : celle d’une solidarité « universelle », imposée et censée corriger les inégalités et garantir que personne ne soit laissé de côté. En définitive, s’en remettre à un État protecteur, chargé de répondre à des besoins humains fondamentaux, apaise nos peurs de l’avenir, nos craintes d’échec individuel et notre besoin de justice sociale.

Cependant, un système axé sur l’État présente plusieurs limites. En imposant un modèle uniforme, il peine à s’adapter aux besoins réels des individus ; et la sécurité annoncée peut rapidement se révéler fragile, voire illusoire. Ce cadre nécessite un contrôle de plus en plus strict et des ressources toujours plus importantes : plus la dépendance s’étend, moins les citoyens jouissent d’une liberté économique. Privés de toute capacité d’action, ils se déresponsabilisent progressivement. Sans obligation d’agir, leurs choix se réduisent au minimum requis pour bénéficier du système. Peu à peu, ils perdent leurs compétences individuelles et leur initiative, devenant entièrement soumis aux décisions de l’État.
Ainsi, les systèmes de rationnement alimentaire ou de logement centralisés peuvent provoquer des pénuries qui obligent les citoyens à dépendre entièrement de l’administration. De plus, la complexité croissante des règles administratives peut rendre toute initiative personnelle risquée, même inefficace, et décourager l’autonomie.

Bien que Karl Marx théorisât l’émancipation des individus et la fin de l’exploitation par le contrôle collectif des moyens de production, les régimes qui se sont réclamés de ses idées ont souvent eu l’effet inverse. En Union soviétique, l’industrialisation forcée et la planification centralisée ont limité la liberté économique et écrasé l’initiative individuelle, tandis que la surveillance et la répression maintenaient les citoyens dans une passivité contrainte. De même, à Cuba, la nationalisation de l’économie et le contrôle strict de la vie sociale ont réduit l’autonomie des citoyens, malgré l’accès gratuit à l’éducation et à la santé.
Il s’avère donc que derrière le masque de l’égalité et de la protection, un pouvoir centralisé peut transformer les citoyens en sujets passifs, incapables de décider ou d’agir pour eux-mêmes. Précisément la perte d’autonomie et de liberté que ce système prétendait pourtant combattre.

En tant que libéraux, nous rejetons un modèle qui restreint nos libertés individuelles. Dans notre vision, l’État possède des devoirs : garantir le respect de la loi, défendre nos droits et assurer une sécurité minimale. Mais il ne doit en aucun cas nous rendre dépendants ni dicter nos choix.
Nous privilégions l’indépendance, la liberté d’entreprendre et la possibilité d’accomplir nos projets, dans un environnement où l’État protège sans remplacer notre initiative. C’est en assumant la responsabilité de nos actions que nous nous émancipons et construisons notre liberté. Un système qui échange la sécurité contre l’autonomie limite notre capacité à agir et à apprendre de nos erreurs.
La véritable liberté signifie prendre des risques et faire des choix, plutôt que de s’en remettre à un pouvoir central. L’État doit continuer à assurer son rôle, sans jamais devenir un substitut à notre propre responsabilité. Restons les maitres de ce que nous faisons.